Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a)

Um er-Rasas (Kastrom Mefa'a)

Most of this archaeological site, which started as a Roman military camp and grew to become a town from the 5th century, has not been excavated. It contains remains from the Roman, Byzantine and Early Muslim periods (end of 3rd to 9th centuries AD) and a fortified Roman military camp. The site also has 16 churches, some with well-preserved mosaic floors. Particularly noteworthy is the mosaic floor of the Church of Saint Stephen with its representation of towns in the region. Two square towers are probably the only remains of the practice, well known in this part of the world, of the stylites (ascetic monks who spent time in isolation atop a column or tower). Um er-Rasas is surrounded by, and dotted with, remains of ancient agricultural cultivation in an arid area.

Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a)

L’essentiel du site archéologique d’Um er-Rasas n’a pas encore été fouillé. Le site, qui comprend des vestiges des périodes romaine, byzantine et du début de l’islam (de la fin du IIIe au IXe siècle apr. J.-C.), fut d’abord un camp militaire romain puis s’agrandit pour devenir une ville à partir du Ve siècle. Le camp militaire fortifié, a été peu fouillé. Le site comporte également 16 églises dont certaines possèdent des sols en mosaïque bien conservés, en particulier celui de l’église Saint-Etienne qui représente des villes de la région. Deux tours carrées sont probablement les seuls témoignages de la pratique, bien connue dans cette partie du monde, des anachorètes stylites (moines ascétiques qui s’isolaient au sommet d’une colonne ou d’une tour). Des vestiges d’anciennes activités agricoles parsèment le site d’Um er-Rasas et ses environs.

أم الرصاص

إنّ أهم ما في موقع أم الرصاص الأثري ما لم يتمّ نبشه بعد. فالموقع الذي يتضمَّن آثارًا من العصرَيْن البيزنطي والروماني ومن بدايات الإسلام (من أواخر القرن الثالث إلى القرن التاسع ميلادي)، كان مُعسكرًا رومانيًا، ثمّ توسّع ليصبح مدينةً ابتداءً من القرن الخامس. وقد تمّ استكشاف المُعسكر المحّصن قليلاً. ويحتوي الموقع أيضًا على 16 كنيسةً يملك البعض منها أرضيّاتٍ من الفسيفساء تمّت المُحافظة عليها بشكلٍ جيّد، لا سيّما أرضيّة كنيسة القديس اسطفانوس التي تمثّل مدن المنطقة. والبرجان المربّعان هما على الأرجح الشاهدان الوحيدان على تعابير نسّاك الأعمدة (رهبان نساك ينعزلون على قمة عمود أو برج) المعروفة جيدًا في هذه المنطقة من العالم. وتنتشر آثار النشاطات الزراعيّة القديمة في موقع أم الرصاص وفي ضواحيها.

乌姆赖萨斯考古遗址
Археологические находки в Ум-эр-Расас (Кастрон-Мефъа)

Этот археологический ландшафт включает памятники древнеримского, византийского и раннего мусульманского периодов (конец III-IХ вв.), а также руины укрепленного древнеримского военного лагеря. Здесь находятся 16 церквей, некоторые - с хорошо сохранившимися мозаичными полами. Две квадратные башни представляют собой, вероятно, единственное напоминания о столпниках (монахах-аскетах, проводивших время в одиночестве на вершине колонны или башни). Умм-эр-Расас окружен и расчленен остатками древнего сельского хозяйства, культивирующего эту засушливую территорию.

Um er-Rasas (Kastron Mefa’a)

Este sitio arqueológico está aún por excavar en su mayor parte y posee vestigios que datan de los siglos III a IX, esto es, de las épocas de la dominación romana y bizantina y de los primeros tiempos del Islam. En un principio fue un campamento militar romano, cuyo crecimiento culminaría con la creación de una ciudad en el siglo V. Um er-Rasas posee también 16 templos cristianos con pavimentos de mosaico bien conservados, entre los que destaca el de la iglesia de San Esteban con representaciones de las ciudades de la región. Además, el sitio cuenta con dos torres cuadradas, que posiblemente sean los únicos vestigios de la práctica ascética de los anacoretas estilitas –muy extendida por estos parajes en tiempos pasados– que consistía en aislarse del mundo exterior, instalándose en lo alto de una columna o torre. En el sitio mismo y en sus alrededores hay vestigios abundantes de actividades agrícolas ancestrales.

ウム・エル-ラサス(キャストロ・メファ)
Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a)

Veel van dit archeologische gebied – dat begon als Romeins militair kamp en vanaf de 5e eeuw uitgroeide tot een stad – is nog niet opgegraven. Um er-Rasas bevat overblijfselen uit de Romeinse, Byzantijnse en vroeg-islamitische periode (eind 3e tot 9e eeuw na Christus) en een versterkt Romeins militair kamp. Het gebied heeft ook 16 kerken, sommige met goed bewaarde mozaïekvloeren. Vooral de mozaïekvloer van de kerk van Sint Stephanus met zijn voorstelling van steden uit de regio is erg bijzonder. Um er-Rasas is omgeven door, en bezaaid met overblijfselen van oude agrarische teelt in een droog gebied.

Valeur universelle exceptionnelle

Situé au sud-est de Madaba en bordure de la steppe semi-aride, ce site archéologique, qui fut d'abord un camp militaire romain et s'agrandit pour devenir une ville à partir du Ve siècle, n'a quasiment pas été fouillé. Il comprend des vestiges des époques romaine, byzantine et du début de l'Islam (de la fin du IIIe au IXe siècle apr. J.-C.), notamment un camp militaire romain fortifié et seize églises, dont certaines possèdent des sols en mosaïque bien conservés. Il convient de noter l'importance particulière que revêt le sol en mosaïque de l'église Saint-Etienne avec ses représentations de villes de la région. Une haute tour carrée et des bâtiments associés sont probablement les seuls vestiges de la pratique, très connue dans cette partie du monde, des anachorètes stylites (moines ascétiques assis au sommet d'une colonne ou d'une tour et isolés du reste du monde). Um er-Rasas est entouré et parsemé de traces d'activités agricoles telles que les cultures en terrasses, les canaux d'irrigation et les citernes.

La Valeur universelle exceptionnelle du lieu réside dans le vaste établissement de l'époque byzantine/omeyyade. Ces vestiges occupent l'intérieur de l'ancienne forteresse romaine et s'étendent aussi à l'extérieur de ses murs au nord. Ils comprennent les églises dont les sols en mosaïque sont d'une grande valeur artistique. Plus au nord, dans un groupe de ruines distinct associé à des carrières et des citernes, s'élève la tour d'habitation complète des moines stylites, la seule en son genre.

Les cartes dépeignant sur le sol en mosaïque de l'église Saint-Etienne plusieurs villes palestiniennes et égyptiennes de l'ancien empire byzantin sont identifiées par leurs noms de lieu en lettres grecques. Elles revêtent une importance particulière à la fois sur le plan artistique et en tant qu'élément d'information géographique. D'autres sols en mosaïque, comme celui de l'église des Lions, de l'église de l'évêque Serge, de l'église des Rivières, de l'église du Palmier, de l'église de l'évêque Paul et de l'église du prêtre Wa'il, représentent des oiseaux et des animaux, des pêcheurs et des chasseurs intégrés dans d'immenses tapis de mosaïque géométriques.

Le mode de vie des moines stylites est évoqué par une tour en pierre de 14 mètres de haut construite au centre d'une cour qui jouxte une petite église (l'église de la Tour). Une pièce au sommet de la tour, accessible depuis une porte au sud que l'on atteignait apparemment au moyen d'une échelle amovible, était le quartier d'habitation du moine.

L'archéologie et les inscriptions apportent la preuve que la chrétienté monastique était tolérée et a perduré pendant la période islamique des VIIe et VIIIe siècles, et offrent un témoignage de la propagation des croyances monothéistes dans la région.

Critère (i). Um er-Rasas est un chef-d'œuvre du génie créateur humain en raison des qualités artistiques et techniques du sol en mosaïque de l'église Saint-Etienne.

Critère (iv). Um er-Rasas offre un exemple unique et complet (donc exceptionnel) de colonnes stylites.

Critère (vi). Um er-Rasas est étroitement lié au monachisme et à la propagation du monothéisme, y compris de l'Islam, dans l'ensemble de la région.

Les vestiges identifiés de l'établissement byzantin/omeyyade se trouvent à l'intérieur de deux zones centrales distinctes, entourées et reliées par la zone tampon. Leur intégrité est préservée. Les vestiges encore debout et les constructions mises au jour demeurent intacts et font partie d'un site archéologique qui renferme de nombreuses structures en ruine. Certaines parties du site sont dangereuses en raison d'un effondrement structurel lors des précédents séismes et de tranchées béantes. Les ruines ont fait l'objet dans le passé d'investigations et de fouilles non autorisées.

Les structures de pierre calcaire, dont certaines présentent des traces d'enduit peint, et les sols en mosaïque mis au jour sont vulnérables aux phénomènes de dégradation générale due aux intempéries et à un mauvais drainage. Pour y remédier ont été prévus des travaux de consolidation/reconstruction des structures encore en place, le remblayage de certains lieux de fouilles et la construction d'abris de protection au-dessus de l'église Saint-Etienne et d'une partie de l'église des Lions.

Le bien est vulnérable à l'augmentation du tourisme incontrôlé. Son cadre présente une vulnérabilité potentielle en raison du futur développement possible de la zone environnante qui est aujourd'hui une aire pastorale à l'habitat clairsemé.

La forme, la conception et les matériaux, la situation et le cadre des structures en ruine et mises au jour continuent d'exprimer la Valeur universelle exceptionnelle du bien. Leur authenticité a été altérée dans une certaine mesure par l'emploi de techniques de réparation et d'entretien incorrectes dans les travaux de consolidation et la protection des sols en mosaïque.

Le cadre est vulnérable au tourisme et aux besoins de la communauté locale. Les routes d'accès à l'intérieur du site, les aires de stationnement, les chemins et les installations pour les visiteurs exigent tous une conception et une gestion attentives, au même titre que tout nouveau projet de fouilles et de stabilisation qui nécessite d'installer des abris.

Besoins en matière de protection et de gestion (2010)

Le bien est protégé par la Loi sur les Antiquités administrée par la Direction des Antiquités (DoA) qui relève du Ministère du Tourisme et des Antiquités. Le gestionnaire du site et ses assistants, un architecte et un archéologue de la DoA se trouvent en permanence sur le site. Cinq gardiens issus de la communauté locale s'occupent des questions de sécurité et veillent à la protection des ouvriers et des visiteurs.

Un plan de gestion (qui inclut un plan de conservation complet) a été mis au point par un groupe de travail composé de représentants de la DoA et du Ministère. Des commissions d'experts comprenant des personnels de la DoA, d'autres instances gouvernementales et d'universités ont étudié des problèmes particuliers et contribué au processus qui a été examiné selon les recommandations émises par les missions conjointes Centre du patrimoine mondial /ICOMOS en 2005 et 2006. Il intègre des orientations et des normes de pratique qui s'appliquent à l'entretien et la réparation, la conservation et la recherche archéologique, ainsi qu'un programme de surveillance et de maintenance. Une fois adopté, il sera mis en œuvre par le gestionnaire du site et le personnel qualifié sur le terrain.

Une subvention a été accordée par la Commission européenne pour financer une stratégie de conservation et de mise en valeur du site de Um er-Rasas dans le cadre d'un plus vaste programme de « protection et de promotion du patrimoine culturel du Royaume hachémite de Jordanie », destinée à améliorer la qualité de la recherche, de la restauration et de la gestion du site, les installations à la disposition des visiteurs et l'information. Les travaux seront exécutés conformément aux révisions convenues avec le Centre du patrimoine mondial pour le centre des visiteurs, les barrières de sécurité autour de l'ensemble du site, les chemins empruntés par les visiteurs et un nouvel abri au-dessus de l'église Saint-Etienne.

D'autres terrains ont été acquis par la DoA autour de la partie sud du bien qui renferme l'église Saint-Etienne et d'autres églises et également entre cette dernière et la partie nord qui contient la tour du stylite et les structures associées, ce qui permet une meilleure protection du site. La DoA a négocié avec la municipalité d'Um er Rasas l'application de la réglementation spécifique aux terres qui jouxtent celles que possède la DoA de façon à anticiper et atténuer d'éventuels impacts négatifs d'une future modification de l'utilisation des sols. Une révision des limites du bien du patrimoine mondial pourrait être envisagée au vu de la plus grande surface de terrain que possède désormais la DoA.

Le partenariat établi entre la DoA et la communauté locale continuera à impliquer la communauté dans la protection du bien en lui permettant de profiter du tourisme.

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